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Né le 18 mars
1952
(Citation Edubourse.com) , Jean-Marc Espalioux n'est pas venu au
monde avec une cuillère en argent dans la bouche. Il aime à dire qu'il
ne vient pas de l'establishment français d'où les grands patrons ont
tendance à venir.
Après avoir passé son enfance au Sénégal, Jean-Marc Espalioux part pour
la France et décroche en 1978 son diplôme de l'ENA. A l'époque il se
souvient de son grand-père qui savait à peine lire et ne supporte pas
qu'on s'étonne de ses bons résultats alors qu'il ne vient pas de l'
"aristocratie". Un de ces stages à l'ENA sera même de monter des câbles
pour Spie Batignolles pour avoir une connaissance du métier de base des
entreprises.
Après son diplôme, il se dirige vers l'Inspection des Finances jusqu'en
1984. Il y rencontre notamment Henri de Castries (Axa). Sa passion pour
les chiffres lui donne un aspect froid.
Son passage dans le privé se fait à travers la Compagnie Générale des
Eaux (Veolia Environnement). Il y deviendra en 1984 chargé de mission
auprès du président. Trois ans plus tard, en 1987, il devient Directeur
Financier du groupe. Pendant plus de dix ans, il dirige les comptes de
l'entreprise. Alors que certains le pressentaient pour prendre la
direction du groupe, Jean-Marie Messier devient président du groupe.
Jean-Marc Espalioux est nommé quant à lui membre du Comité Exécutif en
1994 puis Directeur Général Adjoint en 1996.
Ses premiers pas au sein d'Accor se font en 1988. Grâce à sa position à
la Compagnie Générale des Eaux, il obtient un poste d'administrateur
chez Accor. Il ne se doutait pas que moins de 10 ans plus tard, il en
prendrait les rênes.
Paul Dubrule et Gérard Pelisson, présidents co-fondateurs emblématiques
d'Accor, le désignent le 7 janvier 1997 Président du Directoire. Cette
nouvelle inattendue n'a pas forcément été bien perçue par la communauté
financière.
Son parcours au sein d'Accor est peuplé d'opérations majeures qui n'ont
pas toujours été comprises à court terme. Oser conserver Ticket
Restaurant en lieu et place de Meridien, investir dans Go Voyages, le
développement en Chine, etc. ... autant de projets mal perçus par la
communauté financière qui se sont révélés très rentables sur le long
terme.
Ses deux dernières opérations ont marqué encore plus les esprits. Il
décide de rentrer dans le capital de Club Med, et fait rentrer Colony
Capital à hauteur d'1 milliard d'Euros dans le capital d'Accor. Cette
opération et ses bons chiffres 2004 lui valent des applaudissements lors
de l'Assemblée Générale.
Sa fonction de président du Directoire d'Accor le fait apparaître à de
nombreux postes d'administrateurs (Lucien Barrière,
Air France-KLM, etc.)
Il a été nommé le 31 décembre 1998 Chevalier dans l'Ordre National de la
Légion d'Honneur. |